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by CloudWines

Solstice octobre

Vin 1 : Michel et André Quénard, Les Terrasses, 2014, Chignin Bergeron

 

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La sélection

Un domaine repéré lors d’un déplacement dans la commune de Chignin pour les besoins de l’article. De beaux paysages, des vignerons sympathiques, et surtout des vins blancs franchement enthousiasmants. On avait l’embarras du choix mais cette cuvée possédait une dimension de plénitude et de gourmandise qui devrait en surprendre plus d’un.

L’appellation et le domaine

La commune de Chignin est située dans le sud du vignoble de Savoie, adossé au versant sud du massif des Bauges. On est bien loin de la Provence, et pourtant sur le haut des parcelles, l’amandier se porte comme un charme et les ballades sont rythmées par le chant des cigales. Autrement dit il fait chaud, et même très chaud, plus de 40° cet été relevé sur les terrasses de l’appellation. Les fortes pentes, les sols chauds d’éboulis pierreux et l’exposition sud et sud-ouest assurent à la vigne un excellent potentiel de maturité. D’où la présence ici d’un cépage sudiste, la marsanne, appelée localement bergeron, qui produit les blancs parmi les plus puissants de la région. Le domaine possède en tout 27 ha de vignes et une vraie expertise en matière de marsanne que le grand-père a choisi de replanter dès les années 1950. Le père et les fils ont repris le flambeau et forgé la belle réputation actuelle du domaine, vraiment pas usurpée après une dégustation de l’ensemble de la gamme. Plusieurs cuvées de Bergeron son produites ici dont celle-ci, vinifiée en cuve.

 

Guillaume Quénard credit SDV

 

Note de dégustation

Une robe dorée et un nez prometteur et généreux, aux notes fruitées et florales intenses. La bouche ne déçoit pas : des saveurs très pures de fruit jaune (pêche, coing…), du volume, une rondeur caressante et une agréable fraîcheur qui allège l’ensemble. Un blanc épanoui, très séducteur par son ampleur et la pureté de son fruit.

A table : apéritif, foie gras, quenelles de poisson, soufflé, poisson aux agrumes, terrine de légume…

 

 

 

 

 

Vin 2 : Château Larrivet Haut-Brion, 2008, Pessac-Léognan rouge

 

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La sélection

Un des châteaux en vue de cette appellation dont on goûte les vins régulièrement et depuis longtemps. A l’origine de ce coup de cœur, des échantillons demandés pour une sélection dans une revue. On aurait pu choisir les blancs du domaine, mais ce rouge, joliment fondu, possédait en plus les charmes de la maturité.

 

 

 

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L’appellation et le domaine

L’appellation, berceau historique du vignoble girondin, est située à la périphérie sud de Bordeaux. Quelques-uns de ses vignobles les plus célèbres sont enclavés dans l’agglomération et survivent à la poussée urbaine grâce à leur prestige. Elle occupe la partie nord de la région des graves, nom qui renvoie à la nature des sols composés de graviers, ou graves, terroir de choix pour la cabernet-sauvignon. Connu aussi bien pour ses vins blancs haut de gamme que pour ses vins rouges, l’appellation accueille les domaines les plus huppés de la région. Certains excellent dans les deux couleurs, comme Larrivet Haut-Brion. Larrivet Haut-Brion est une chartreuse du XIX ème siècle, plantée à côté d’une zone pavillonnaire de Léognan, rachetée en 1987 par Philippe Gervoson. Il a entrepris un travail de fond pour reconstituer la propriété telle qu’elle était du temps de sa splendeur. Par rachats et replantation, le vignoble est ainsi passé de 17 à plus de 70 hectares, disposés sur deux belles croupes de graves. Entouré de Bruno Lemoine, de Michel Rolland, qui prête son palais aux assemblages depuis 1995, et de ses filles, il a donné une nouvelle jeunesse à cette institution de la région.

 

Note de dégustation

Une robe profonde et légèrement évoluée. Le nez montre une belle évolution, avec des nuances de sous-bois, de fumé sur un fond de fruit confit. En bouche, les tanins se sont fondus dans un ensemble charnu et frais, aux saveurs aussi intenses que complexes. Un vin moderne et fin, long et complexe, à point aujourd’hui, qui donne tous les plaisirs des grands bordeaux à maturité.

A table : viande rouge grillée, gigot d’agneau, magret, cèpes et morilles.

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