A WORLD OF WINE

by CloudWines

Les crémants, l’alternative

vin exclusif

 

 

On vous imagine hésiter, un peu fébrile, à l’heure de choisir quelle bulle fera honneur aux fêtes de fin d’année : champagnes, crémants, autres mousseux ?

Et puis finalement, anticipant le reproche muet de vos convives (« il aurait quand même pu se fendre d’un champagne »), vous finissez par choisir ce « bon petit champagne de producteur » à 15 euros que votre collègue vous vante depuis 10 ans. La culpabilité aura eu raison du vieil adage « mieux vaut boire un bon crémant qu’un mauvais champagne » et pourtant…

 

 

Le crémant comme simple ersatz économique au mauvais champagne a vécu car celui qui était présenté comme le « champagne du pauvre », à noyer sous une bonne dose de crème de cassis, ne cesse de progresser au point de devenir une alternative parfois bluffante à la bulle champenoise, à prix bien plus doux. Qu’est-ce qu’un crémant ? Derrière ce mot se cache une variété de vins effervescents produits aux quatre coins de la France. Leur point commun ? Une vinification identique à celle en vigueur en Champagne, c’est à dire avec une seconde fermentation en bouteille, ce qui leur a longtemps valu le nom de « Méthode Champenoise ».

 

Privé du droit d’utiliser la formule, ils sont devenus Crémant en 1975, choix un peu curieux quand on sait que cet autre terme champenois désignait jadis des vins « ratés », c’est à dire à faible pression. Le terme est aujourd’hui protégé et son usage est réservé à huit régions de production (Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Die, Jura, Limoux, Loire, Savoie). Outre la seconde fermentation en bouteille, d’autres exigences pèsent sur leurs méthodes de production, fixées par chaque région (cépages, vendanges, pressurage, durée de vieillissement sur lattes). Ce qui a changé ? Une meilleure qualité de raisins, des vendanges sur mesure, un vieillissement plus soigné, une vraie considération pour la bulle de la part des producteurs et une exigence nouvelle du consommateur.  C’est donc moins de vins médiocres mal maquillés par le dosage et de plus en plus de bouteilles agréables avec des hauts de gamme qui peuvent chahuter les bons champagnes dans les dégustations à l’aveugle.

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